La forme à papier :

 

Qu'elle soit rectangulaire, ronde ou carrée, une forme à papier n'est autre qu'un tamis généralement métallique (cuivre, bronze, laiton) tendu sur un cadre en bois.

 

On pourra ainsi parler par exemple de papier vergé ou de papier velin suivant la qualité de la trame de l'outil.

 

Un autre cadre en bois, la couverte, s'adapte exactement aux contours de la première partie, l'entourant ainsi d'un bourrelet qui retient la pâte lors du puisage. Il aide de plus le puiseur à contrôler la quantité de pâte voulue.

Le plus souvent sur la forme est brodé un filigrane.

 

 

Cette forme à papier bien que conçue selon la technique traditionnelle pour obtenir du papier "vergé" permet de fabriquer quatre feuilles de papier à la fois et d'un format moderne, le A4 (21x29.7cm)

Ces formes peuvent être de 2 types différents, soit vergé, soit velin.

En fait c'est la façon dont la grille est fabriquée qui change.

 

Le vergé serait la technique de construction des formes à papier la plus ancienne, elle remonterai au moins au 13eme siècle en Italie. Le velin quand à lui est apparu au 18eme siècle en Angleterre, il s'agit ni plus ni moins d'un tissage mécanique de la toile métallique.


Au départ, nous avons un cadre en bois sur lequel on va disposer le tamis.


Pour le vergé, des fils métalliques sont tendus parallèles et de manière très serrée. Ces fils appelés vergeures (prononcez verjure) sont soutenus par les pontuseaux, sortes de réglettes en bois en forme de goutte d'eau qui sont prises dans le cadre en bois. Une chaînette passe sur le pontuseau sur lequel elle est tenue régulièrement par un fil de cuivre ou de laiton. La chaînette conserve le bon écartement entre les vergeures.

Tout cet ensemble très rigide permet de fabriquer du beau papier dans lequel on verra apparaître en transparence la trace des vergeures. Il s'agit du papier traditionnel occidental par excellence.


Le velin est un tissage mécanique obtenue sur un métier à tisser. On crée donc une toile métallique que l'on disposera sur le cadre en bois. On retrouve les pontuseaux, mais plus les chaînettes. La toile étant tenue par quelques liens grâce un fin fil de laiton ou de cuivre.


Quelle soit vergé ou velin, chaque forme reçoit une couverte, c'est à dire un cadre en bois qui s'adaptera parfaitement au contour de la forme afin de délimiter le format de la feuille. Cette couverte peut être d'épaisseur variable même si comme nous le verrons plus tard son épaisseur n'a pas vraiment d'influence sur l'épaisseur et le grammage final du papier.


Les formes à papier fonctionnent généralement par paire. Une seule couverte s'adaptant parfaitement sur les deux outils est nécessaire.