Le papier une fois sec a pris un pli sur la corde ou bien est légèrement froissé, corné, c'est pourquoi la presse va être mise à contribution une nouvelle fois.
Une fois les feuilles manipulées à la main par paquet pour atténuer la raideur occasionnée par le séchage, on va intercaler ces paquets de feuilles entre de minces planches de bois, les ais. Les feuilles de papier vont ainsi subir une nouvelle pressée durant 2 jours. Pour cette opération, nous utilisons l'énorme et ancienne presse à bras du moulin. Ainsi plusieurs centaines à parfois plusieurs milliers de feuilles sont sous presse.
Il faut serrer fort la vis pour bien represser le papier sorti du séchoir !
Il y a peu de temps encore, dans les papeterries de Couze, on mettait plusieurs presses à contribution pour cette étape.
Le papier est ensuite trié, on tache , si possible, d'enlever d'éventuelles impuretés prises dans les fibres. Le papier peut être ensuite lissé afin de lui donner le grain désiré (ce dernier dépendant aussi du feutre utilisé), éventuellement découpé. On préfère toutefois garder les feuilles entières afin de préserver « les barbes » qui sont les bords naturellement irréguliers du papier fait main.
Il faut compter les feuilles, les mettre en « mains »(25 feuilles) et en rames (500 feuilles). Enfin les emballer pour l'expédition, autrefois sur des gabarres, aujourd'hui par la poste ou un
transporteur. Les temps changent ...
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